La vie de backpacker 2 : le fruit picking ou la revanche de la courgette

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Le fruit picking est ainsi une activité très prisée des backpackers, à comprendre qu’il s’agit d’un type de boulot qui embauche facilement et ne demande pas de compétences particulières, y compris en anglais. En outre, en travaillant 88 jours dans le domaine agricole, le gouvernement australien autorise les moins de 31 ans à demander un second visa d’un an.

Le fruit picking signifie la récolte ou la cueillette des fruits et légumes, mais je trouve que ce sont des mots trop gentils, le « picking », à la sonorité plus agressive, représente mieux la réalité du travail à mon sens.

J’ai déjà eu l’occasion de tester pas mal de trucs, pendant un jour ou deux, cueillir des tomates, couper du raisins sec, enlever des couvertures de vignes, creuser des trous, planter de l’ail, récolter des olives en montant dans les arbres, idem pour les oranges, mais en plus galère, et surtout, le picking de courgettes, pendant trois semaines.

Il s’agissait de récolter des courgettes dans des buckets. T’en place un dans ton seau, que tu traines derrière toi comme un boulet, à la fin de la journée, d’un plan de courgettes à l’autre. Tu remplies le bucket, tu vides le seau, tu prends un nouveau bucket. Toujours le même champs, tout les jours, pendant des semaines. On finissait par avoir le dos en compote.

Ainsi, il existe un moment dans la vie, qui réjouirait sans doute tout les écolos radicaux, où tu as l’impression que la vie du légume est plus importante que ta vie d’être humain. En effet, les courgettes poussent très vite et se ramassent tous les jours, qu’il vante, qu’il pleuve, qu’il neige. Du moins aurait-on continué à picker les courgettes si elles poussaient sous la neige. Nous avons récolté sous la pluie, les pieds dans la boue, les vêtements trempés et sales, nous avons récolté sous une tempête de sable, de la poussière dans les yeux, le vent contre nous. Si j’exagère un peu pour la tempête de sable, on s’enfonçait vraiment dans la boue, jusqu’à 10-15cm par endroit.

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Je suis médisante, c’était un bon boulot par rapport à d’autre type de fruit picking, bien payé, pas trop fatiguant, même si ce type de travail demande une bonne condition physique. Et puis on était un bon groupe, 8 plus 2 remplaçants, tous issus de la même auberge de jeunesse (ou backpacker). parfois ça se finissait en « zuchini war », petit nom anglais de la courgette.

J’ai entendu des traumatismes bien plus grave lié au fruit picking. Certains même en font des cauchemars. Par exemple, m’a-t-on rapporté, la cueillette d’amandes, qui consiste à taper des amandiers avec un immense bâton, du lever du soleil au couché, réveil 4h du mat. Apparemment, le fermier n’était pas très sympathique, interdiction de parler ou d’écouter de la musique, ce qui est presque vital dans des boulots aussi répétitifs. En outre, comme c’était payé à l’heure, t’avais intérêt à travailler vite si tu voulais pas être viré.

 


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