Le Willandra National Park, la suite

Le Willandra National Park (NP pour les intimes) est le troisième parc que nous avons visité en Australie, après les Blues Mountains et le Cocoparra National Park, dont je parlerai plus tard. J’ai abandonné l’idée de faire des articles dans l’ordre.

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Quand on est arrivée dans le parc, après les 100km de piste, ils appellent ça « dirty road » ici, on s’est rendu compte que le sable ocre rouge s’était infiltré partout dans la voiture, au niveau du coffre, des fars, encore aujourd’hui, y’en a planqué dans des coins.

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Quand on est arrivé dans le parc, c’était désert, pas âme qui vive, ni à l’accueil, ni dans l’espace réservé au camping, ni dans les bâtiments ou les quelques habitations du parc. Le parc, au milieu d’un espace désertique, était composé d’une forêt sèche parcouru d’un ruisseau dont les rives étaient couverts d’un vert intense qui contrastait avec le reste de la végétation grisâtre et morte.

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Une sorte de maison d’hôte, « homestead », immense, était trônait au centre du parc. Le jardin, qui était irrigué contrairement au alentours très sec, servait de refuge à une myriade de kangourous, plus du cinquantaine.

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Mais le plus intéressant était le homestead lui-même, qui comptait une trentaine de chambres, plus salon, bureau, salle à mangé… Imaginez l’ambiance, un parc quasi vide, une grande maison isolée construite il y a un siècle, avec les meubles recouverts de poussière et un certain nombre de pièce totalement vide, la salle de bain, toute recouverte de carrelage blanc avec des insectes morts par terre et l’eau du robinet marron.

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On l’aurait visité de nuit, on aurait moins fait les malins, l’endroit avait tous les ingrédients pour un décors de film d’horreur. Le homestead était à la disposition des voyageurs pour qu’ils puissent y passer la nuit, mais autant vous dire qu’on a dormi dans la voiture !

En outre, à l’arrière de la maison, dehors, était accroché une magnifique composition, un chat de profil, momifié, en train de chasser une souris ou autre rongeur momifié. Ravissant !

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Et ce n’était pas la seule curiosité des lieux. La rivière était par endroit très marécageuse, une invitation à la rêverie ! D’ailleurs je me suis amusée avec ce petit montage au début de l’article.

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Les autres suprises du parc : des kangourous, encore, des émeus, un lézard, des fourmilières partout, une vache toute noire, un superbe crâne de bélier (il me semble) et une superbe charogne de chèvre, passé de quelques jours au vue de son état de décomposition, du fourmillements de bestiaules et de l’odeur. Je n’ai pas poussé le vice jusqu’à la prendre en photo pour vous présenter la bête, contrairement à Pierre. Si vous voulez absolument la photo je peux la publier. Personnellement j’avais plutôt envie de vomir.

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Enfin, la dernière curiosité, et pas des moindres, le parc avait conservé des vestiges des machines et outils de l’époque, des vieux barils, une voiture renversé et une machine à vapeur, qui fait de la pression. On en a vu d’autre au Mungo National Parc, pour actionner les tondeuses lors de la tonte des moutons.

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Voilà, voilà, je me suis inventée une petite aventure dans pas mal de National Park. Quand on est descendu dans le canyon à Blue Mountains, j’avais l’impression d’être Indiana Jones. Je suis restée une grande enfant !

 


Un commentaire

  1. Marine dit :

    Quand j’étais petite je voulais être Indiana Jones, donc je te comprends :D Merci pour cette invitation à la rêverie et au voyage. J’adore les vieux trucs abandonnés :)

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