La vie de backpacker 1

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Broken Hill : le backpacker dans un monde étrange

Ça va faire près de trois mois que l’on vadrouille en Australie, maintenant je peux témoigner. C’est quoi la vie au quotidien quand on est backpacker (les voyageurs de moins de 31 ans qui partent avec un visa vacance-travail) ? Je pense que je pourrais écrire une biographie qui s’intitulerait « ma vie dans 6,75 mètres cube, à deux ».

On pourrait penser que cette vie est plus spirituelle, une existence d’ascète qui se départirait des choses triviales et futiles… Que nenni, on en revient des questions beaucoup terre à terre, et somme toute plus fondamentales, comme : où trouver de l’eau potable, où trouver une douche, où trouver des toilettes ? Même s’il est vrai que, pour des questions économiques et surtout par paresse, on supporte bien plus facilement des conditions difficiles. Quand il faut 20 minutes pour accéder aux douches publics, froides, tout de suite ça prend une autre dimension.

La vie de backpacker, ça ressemble un peu à ces jeux vidéos où on commence avec un personnage qui n’a aucune expérience et peu d’équipement, un peu d’argent, et qui est lâché comme ça dans un monde hostile.

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Woolongong : le backpacker dans un monde hostile

 

Déjà y’a plusieurs types de backpackers, les sédentaires, les nomades qui se déplacent avec leur monture, les nomades qui partagent la monture des autres ou prennent les transports publics. Généralement les sédentaires restent quelque temps dans une ville pour travailler, vivant dans des colocations ou des auberges de jeunesse (appeler aussi backpacker), afin de se mettre un max d’argent de côté et voyager ensuite, ou parfois dans l’autre sens. Les nomades sont plus solitaires parce que le plus souvent ils dorment dans leur van ou leur voiture. Ils rencontrent généralement leurs semblables dans les grandes villes ou les villes agricoles (pour bosser), dans des « free camp » (endroit où tu es autorisé à dormir dans ton véhicule gratuitement), campings ou auberges.

Donc quand tu commences le jeu, t’as pas grand chose ; pour notre part, vêtements, ordis et sacs de couchage, et peu d’expérience. Il nous a ainsi fallu aménager petit à petit notre voiture (nous  sommes du type nomade), tout en considérant que l’espace est limité, que certains trucs coutent chers et d’autres ne sont finalement pas indispensables. Je vous raconte pas le moment où on a acheté des cousins et une couette ou celui où on a acheté une glacière, qu’on est passé de la nourriture de base sandwich ‘qui rit mortadelle, à de la nourriture un peu plus élaborée.

Ensuite tu développes, ou pas, de nouveaux skills, avec différents niveaux d’acquisition :

- savoir lire une carte. C’est assez primordial, surtout quand t’oublies d’utiliser le GPS. Compétence complémentaire : le sens de l’orientation. Et définitivement c’est pas mon truc ! Compétence relative : retrouver la voiture.

- conduire à droite.

- ne pas avoir peur du noir quand tu dors tout seul dans un coin paumé. C’est dur la première et la deuxième nuit, après tu t’y fais, nécessité fait loi !

- comprendre l’anglais, et surtout l’anglais fermier australien au téléphone. Vraiment, c’est une compétence rare.

- allumer un feu. C’est cool, mais ça peut s’avérer dangereux dans les zones très sèches. A défaut, y’a des barbecues électriques disponibles au public un peu partout.

- savoir à qui se fier, déterminer les bons tuyaux, ça évite de faire des centaines de kilomètres inutiles en vue d’un hypothétique travail, par exemple.

- trouver de l’essence, de préférence la moins chère, ce qui dans certains coins paumés s’annonce galère. Et plus généralement, connaître les bons plans, pour l’eau, la bouffe, les vêtements et le dodo.

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Wilcannia : station à essence perdue dans l’Outback

- travailler dans le fruit picking, ou encore la récolte de fruits et légumes, ce qui demande parfois des capacités physiques certaines ! J’y reviendrai.

Ensuite tu peux rajouter quelques quêtes, comme voir des kangourous sauvages, des émeus sauvages, des koalas sauvages ou encore des ornithorynques sauvages, mais là il faut vraiment atteindre un niveau d’expérience vraiment avancé.

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Willandra National Park : émeus sauvages

 


Un commentaire

  1. Marine dit :

    J’adore cet article sous forme de jeu vidéo ! :D
    J’ai une question : comment vous faites concrètement pour les douches, et pour trouver de l’eau potable…tout ce qui est hygiène quoi ? Ma seule expérience de camping sauvage c’était en Bourgogne en été, on se lavait dans les rivières (l’eau froide, ça revigore!) et on trouvait de l’eau potable dans les villages. L’eau froide en été, ça va, mais en hiver ??? Ou alors l’Australie est équipée en « sanitaires » disponibles aux backpackers ?

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