Le béret rouge au pays des kangourous et des surfeurs

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Tout d’abord il faut que je vous raconte l’histoire de cette photo, qui illustre deux données importantes ici, sur lesquelles nous sommes passés un peu légèrement :

1) les distances sont très grandes en Australie,

2) y’a pas grand monde au km², encore moins quand on s’enfonce dans les terres, l’Outback.

Alors tout commença par la décision d’aller visiter un parc national, le Willandra Parc, pendant un week-end, parce qu’il avait l’air joli, qu’il était inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco et surtout parce qu’il était indiqué dans notre guide.

Première erreur, pour ne pas revenir par une route que nous avions déjà empruntée et une ville qui nous avait plutôt déplu, nous avons choisi un autre chemin qui semblait quelque peu équivalent en distance sur la carte. Résultat, en vrai, un détour de 200 km ! Les routes dans l’Outback australien sont assez désertes et il n’est pas rare d’avoir 200 ou 300 km entre deux villes. C’est là que nous fîmes notre seconde erreur. Nous sommes passé par la ville de Hay, avec la moitié du plein, étant assurés que ça serait suffisant pour aller à la prochaine ville reprendre de l’essence.

Oui, mais voilà, même si nous avions raison, cette fameuse ville, Booligal, était en fait un village, qui semblait totalement désert. Quelques maisons un peu mansardées, des jardins avec des jeux d’enfants et des balançoires vides. On a fait le tour, puis on s’est décidé aller voir dans le bar-restaurant-hôtel-magasin-station-à-essence. Il était 3h, la pièce était grande, vide, des tables, des chaises, un grand bar au fond, un billard. Après une minute une femme est arrivée, d’une cinquantaines d’années, très serviable, m’appris qu’il ne vendait que de l’essence d’urgence, pour attendre la prochaine ville, à deux dollars le litre, sachant que le prix moyen varie entre $1,10 et $1,35. Finalement nous sommes revenus à Hay, 74 km, avec un niveau d’essence plus que critique, pour repartir ensuite vers Booligal, décidés à visiter notre fameux parc.

C’est sur cette route que l’on s’est arrêté pour mettre le béret sur ce panneau et prendre cette photo. Je pense qu’elle donne une bonne idée du milieu de nulle part. C’est surtout le silence qui était impressionnant, les bruits du moteur avait cessé. Il n’y avait rien ni personne, juste le vent.

Sur cette route nous avons croisé plus de kangourous morts que de véhicules. Et c’est une odeur que je n’oublierai pas. J’en était arrivé à croire que la réputation de cet animal en Australie était surfaite, puisqu’on en avait vu que deux ou trois depuis notre arrivée, contrairement aux surfeurs. Après Bouligal, encore 150 km de route, sur du sable rouge et du gravier, pour arriver au cœur du parc. en tout, 7 heures de trajet au lieu de 3 heures.Viva Australia !

Mais là, après tout ces efforts et notre entêtement, des oiseaux, des émeus et surtout, comme vous l’attendiez tous, des tas de kangourous ! Mais je vous raconterai le parc une autre fois, car lui aussi mérite sa petite histoire.

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PS : Voici aussi une photo de la plage de Bondi, en banlieue de Sydney, où nous avons passé notre première semaine, je vous laisse le soin de retrouver les surfeurs au milieu de la foule en maillot de bain, si vous avez des bons yeux. Il faisait beau, il faisait chaud, on s’est baigné presque tous les jours alors que par chez vous s’était le milieu de l’hiver, haha !

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Un commentaire

  1. Marine dit :

    Que de péripéties pour arriver à ce Willandra Parc ! J’imagine que ça a dû être éprouvant, mais ça fait partie de l’aventure ;) contente de voyager au pays des kangourou grâce à ton blog !

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