Petit aperçu de la population locale

Pas de photos ici et en plus je risque d’être longue !

 

La plupart des gens que j’ai pu rencontrer ici étaient vraiment sympathiques et particulièrement polis. Je dirais qu’en général la population de Houston est facile à vivre au quotidien, plus qu’à Paris en tout cas. Mais la réalité est sans doute complexe, si on s’en tient aux clichés qui existent sur le Texas. Les texans sont à la fois sympathiques et racistes, très attachés à leur armes à feu mais aussi au volontariat et à la donation.

Voici quelques exemples, suite à des conversations fortes instructives avec une collègue de ma mère, Sara, elle aussi expatriée et d’origine nigérienne, et une française, naturalisée américaine depuis une trentaine d’années. Cette dernière se passionne pour cette culture et a toujours un tas d’anecdotes incroyables à raconter, à l’image de sa vie. Je risque d’en parler souvent, cette femme est un trésor et j’ai vite compris qu’il me fallait un carnet de notes quand je discutais avec elle. Je l’appellerai Colette. (J’ai changé le nom des personnes citées, déjà que je raconte leur vie, et sans permission…)

Au Texas les gens sont polis et ont le sens du service et cela se vérifie déjà dans les magasins et restaurant ou tout autres lieus où il y a relation avec le client. Un vendeur peut rester jusqu’à un quart d’heure avec toi pour te conseiller le bon produit (une perceuse en l’occurrence) et discuter de tout et de rien (que lui il utilise tels outils pour faire de la menuiserie et que c’est vachement bien, qu’il est allé en Europe et que ça lui a bien plu, en l’occurrence), il te sert la main enfin, en t’invitant à l’appeler à l’avenir si tu as besoin. Colette nous a dit qu’ici les employés des magasins étaient tenus dans leur contrat à être le plus serviable possible, à venir voir le client pour se mettre à sa disposition et s’assurer que tout aille bien. Et si un client n’est pas satisfait, qu’il ne trouve pas l’employé assez souriant, il peut aller s’en plaindre à la direction. D’autres personnes que j’ai rencontré, considèrent cette amabilité comme une façade, qu’elle est seulement commerciale. Que, par exemple, quand tu t’installes quelque part et que tes nouveaux voisins viennent te dire bonjour avec des cookies, c’est pour vérifier si tu es un danger potentiel.

Personnellement je ne peux rien affirmer, et une sympathie même artificielle rend la vie plus douce à mon avis. Mais il vrai que nous sommes blancs, que nous sommes français et d’après Sara, on a la cote ici ! Le français serait synonyme d’élégance et de raffinement (avant d’être celui de chieurs invétérés).  A l’inverse, le racisme serait une réalité au Texas. Sara me racontait que Houston avait établi un des premiers établissements réservés aux noirs. Ce qui leur permit dans un sens de pouvoir faire des études, mais les isolent aussi par ailleurs. Cet établissement eut plusieurs noms depuis sa création, assez révélateurs vous en jugerez : (http://www.tsu.edu/About/History.php)

- Houston Colored Junior College (1927-1934)

- Houston College for Negroes (1934-1947)

- Texas State University for Negroes (1947-1951)

- Texas Southern University (1951-Present)

Cet établissement accueille encore aujourd’hui une majorité de noirs, un pourcentage d’environ 70 à 80%. Elle impose un examen d’entrée pour les études de droits, qui ressemble en partie à des tests de QI (logique, visualisation dans l’espace, analyse de texte) avec des études de cas plus spécifiquement « juridiques ». Moralité, la sélection en fonction des résultats aux tests est moins stricte dans cette ancienne « black university » que dans une université blanche, car c’est bien connu les noirs, et les autres minorités d’ailleurs, sont moins intelligents que nous !

Les texans ont aussi la réputation d’avoir beaucoup d’armes à feu, et ça je peux le confirmer ! Ils y sont même très attachés car historiquement ils ont souvent dû prendre les armes pour se défendre. J’y consacrerai un article particulier, quand j’aurai testé les stands de tirs…

Mais parallèlement, les américains ont, et c’est typique chez eux, cette disposition à donner. Par exemple, sur le permis de conduire, qui sert aussi de pièce d’identité, tu indiques si tu acceptes d’être donneur d’organes ou pas. En outre, les gens font beaucoup de bénévolat pour diverses associations comme la protection des animaux. Il y a énormément de magasins où sont vendus des produits de seconde main, vêtements, meubles, objets divers et leurs bénéfices sont reversés à ces mêmes associations. Colette nous racontait aussi que lors de catastrophes naturelles (ou autres) qui touchaient un des états du pays, une quantité de gens des autres états se mobilisaient gratuitement pour aider. Des électriciens ou des plombiers, qui manquent cruellement après le passage d’un ouragan ou d’une tornade, pouvaient traverser le pays pour offrir leur service le temps nécessaire. Même s’ils aident dans l’espoir que dans une situation similaire on vienne aussi les aider.

 

Voilà, j’espère vous avoir fait plonger dans la perplexité quant à savoir si les américains c’est des méchants ou des gentils, avoir abimé quelques clichés. Là-dessus, à bientôt !

 


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